Un nouveau pensionnat, de nouveaux pouvoirs, de nouvelles rencontres... Gérer vos relations et amusez-vous dans le Pensionnat Magique !
 
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 Just Wait ... And Wait. [ PV : Kyo Raizuki ]

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Rain Cross
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MessageSujet: Just Wait ... And Wait. [ PV : Kyo Raizuki ]   Dim 1 Aoû 2010 - 14:21

    Franchement, si elle devait y réfléchir une seconde de plus, elle aurait pensé a une stupide blague de ses camarades de classe. Un Pensionnat qui recueillait toute personne différente des autres ? Très drôle, vraiment hilarant, elle a failli en rire. Mais la curiosité est plus forte, parfois. Et quand elle s’était retrouvée devant un Portail, à ce moment elle n’a plus du tout pensé à une blague. C’est souvent vous, que vous voyez une espèce de porte surnaturelle ou je ne sais quoi apparaître de nulle part devant vous ? Elle y songe encore, recroquevillée sur le toit.

    ...
    Le matin même, elle avait relu mainte et mainte fois ce … cette lettre qu’elle avait reçue. Elle avait même pensé à la retourner, pour voir une phrase dans le genre « Poisson d’avril » ou tout ce que vous voulez. Rien, juste des indications, et cette invitation de se rendre a ce fameux Pensionnat Magique. Pensionnat Magique ? Jamais entendu parler, pour tout dire. Et si elle en discutait avec son frère, il la prendrait pour une folle. Bon d’accord, les blagues sa passent parfois, mais faut pas pousser. Bon, blague ou pas, elle imposa le « C’est pas une blague » dans son esprit. Et a peine sortie de son lit, elle prépara discrètement sa valise. Bon, bon, elle avait pris le temps de prendre sa douche avant, de s’habiller et tout le tralala, mais elle avait fait sa valise. Le plus dur était d’expliquer tout cela à Yuki. « Nan mais tu sais pas hier, j’ai cristallisé un caillou, puis aujourd’hui pouf ! On m’a envoyé cette lettre avec tout ça et tout ! » Nan. Un stupide discours qui tiens de la folie, et si elle voulait éviter la case Hôpital Psychiatrique, elle devait cacher tout cela à son frère. Rain observa par la fenêtre. Une fugue ainsi ? Pourquoi pas ? Étant petite, elle escaladait toute sorte de chose, et la gamine était plutôt agile. Ca n’a pas changé. Il y avait un grand arbre devant sa fenêtre. Et une branche qu’elle pouvait facilement atteindre.
    La jeune fille avait opté pour habit, un gilet adoptant la même couleur bleue profonde que ses yeux avec en dessus, un tee-shirt blanc ainsi qu’une jupe noire. Par pure précaution – ou pas – elle avait attaché ses cheveux en une haute queue de cheval. Franchement, elle n’avait pas peur de se salir les mains. Et c’est sans difficulté qu’elle atteignit la branche, son bagage a une main, et put s’asseoir dessus. Après ? Il suffit de prendre sa valise fraîchement préparée, et de la balancer dans le vide. Non, elle n’allait pas la trimballer en sautant. D’ailleurs, c’est ce qu’elle fit la seconde d’après. Ça va, elle ne s’était pas ouverte durant sa chute, sa valise. Intacte. Bon, mise à part tout cela, partons à l’aventure …
    A bah le voila ce fameux Portail ! Bon, sérieusement, elle ne savait pas trop comment elle avait fait pour se retrouver devant. On pouvait dire qu’elle avait raté un épisode. Un coup elle avait tourné au coin d’une rue, et puis voila, elle se retrouve devant ce portail tant vanté dans la lettre. Elle la trouvé au moins, c’est le principal. Rain contempla cet imposant grillage. Il s’élevait a on ne sait combien de mètres. Elle inclina la tête, essayant de voir à l’intérieur. Un bâtiment. D’accooord. Quoi d’autre ? Personne pour l’accueillir. Très gentil ! Il va falloir se débrouiller toute seule ma petite ! Rain empoigna un barreau, et poussa. Tout cela s’ouvrit sur un paysage lui étant totalement inconnu. Joli mais inconnu a ses yeux. Et traînant sa valise derrière elle, elle fit ses premiers pas dans ce lieu nouveau. A première vue, on pouvait appeler cela un Pensionnat tout a fait normal. Sauf que voila, il n’est pas normal justement. C’est tête en l’air qu’elle se retrouva dans le Hall. Trop occupée à admirer la beauté des lieux Rain … L’intérieur était similaire à l’extérieur. Bien décoré. Autour d’elle, s’agitaient quelques personnes. Des élèves aussi ? Bah bien sur. Ça ne pouvait être rien d’autre, rien d’autre …

    ...
    Rain soupira en levant la tête vers le ciel. A l’oreille d’une simple humaine, tout cela était absurde à entendre. Bah oui bien sur, envoyer une lettre parce que vous avez un soi-disant pouvoir, on vous l’a déjà faite a vous ? Pourtant, une citation dit « On ne croit que ce que l’on voit » Et bien la, Rain y croyait dur comme fer. Et apparemment, son pouvoir a elle, c’était de rendre les choses en forme cristalline. De quoi appâter les plus avares. Franchement, elle ne savait pas a quoi sa consistait, a part justement se faire traquer par les pseudos criminels, sinon elle n’en avait pas tellement besoin de ce pouvoir. Hein ? Comment sa s’était passé dans le Hall ? Oh, pas grand-chose. On lui avait montré sa chambre, elle y a déposé ses bagages, sans manquer de constater qu’un autre lit prenait place. Deux lits. Elle aura sûrement un colocataire. Qui ? Aucune idée. Et à l’heure qu’il était, le soleil allait laisser place à la lune. Un coucher de soleil, de quoi vouloir l’admirer. Et quel endroit est le mieux placé pour faire cela ? Le toit bien sur ! Ni une, ni deux, elle prit les clés de la chambre, sortit en fermant la porte a double tour, puis fourra le trousseau dans la poche de son gilet. Non, elle n’avait même pas déballé ses affaires. Et dans la mesure où elle a été la première personne à investir les lieux, son ou sa colocataire ne verrait aucun problème. Normalement.
    Et voila comment elle s’est retrouvée à admirer le ciel orangé. Assise sur les tuiles, les genoux remontés jusqu'à son menton, ses bras passés autour de ses jambes qu’elle serrait contre elle, l’adolescente ne put s’empêcher d’esquisser un nouveau soupir. Le vent lui, en faisait a sa guise. Il se mêlait à sa longue chevelure bleue, qui voletait. Voila même pas cinq minutes qu’elle était la, juste assise au rebord. Elle risquait de tomber ? Tant pis ! Ici, on ne va pas la regretter. Elle ne connaît personne. Devant elle, le spectacle au milles couleurs avec le orange qui dominait se dressait devant elle comme une aquarelle de couleurs. Magnifique a regarder, et agréable a sentir. Ce que Rain aimait sur le toit, c’est que personne ne venait nous embêter. En général. Et puis, ça nous évitait de pourrir nos pauvres oreilles avec un épisode des « Feux de l’amour » avec un éternel « Oh Brian ! » ou au choix. La jeune adolescente rejeta sa tête en arrière et ferma les yeux, murmurant ;

    « Toute cette histoire n’est pas crédible … »

    Mais le silence ne dura pas longtemps. Un bruit, un craquement, tout ce que vous voulez vint titiller son oreille. Les rats ? Euh … On n’y réfléchira. Mais la probabilité que ce soit quelqu’un était proche de 100. Voir 70 allez. Rain redressa la tête pour regarder devant elle, serrant encore plus ses jambes contre elle. Elle espérait que personne dans cet ancien monde ne l’ait vu disparaître aussi vite qu’on l’ait vu. Et si quelqu’un l’avait suivit ? Un élève de sa classe ? Catastrophe. La jeune fille mordilla doucement sa lèvre inférieure, signe qu’elle était nerveuse. Bon, rien de bien grave, ce n’était sûrement qu’un élève jamais vu, jamais vu …
    Et dans tout les cas, elle ne parlera que si il vient a sa rencontre. Tout ce qu’elle faisait a cet instant, c’était tourner le dos a la porte menant au toit, et s’extasier devant le spectacle que lui offrait Dame Nature.
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Kyo Raizuki
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MessageSujet: Re: Just Wait ... And Wait. [ PV : Kyo Raizuki ]   Lun 2 Aoû 2010 - 1:38


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~ 1ère Journée, 19h28, Chambre n°6 du Pensionnat Magique ~

    • Pensionnat magique, *étrange comme nom de domaine*, Kyo trouvait ça assez vieillot et très explicite pour un endroit secret, mais peut-être accentué par le fait qu'il se trouvait dans une dimension parallèle. *Hum ... !* On aurait dit un endroit tout droit sorti de contes ou de films de sciences fictions, illusoire, un endroit pour des personnes comme lui. Comme lui, c'est à dire avec un dons très spécial découvert il y a peu pour sa part, pouvoir glacer les molécules d'eau d'une plante déjà. Il ne connaissait que cette facette, lorsqu'il avait, la vieille, appliqué un doux sommeil de glace à une plante devant chez lui, après une forte émotion, il avait perdu sa mère, et y repensait comme au jour de l'annonce de la nouvelle effroyable. Le lendemain, il avait reçu une lettre lui parlant d'un endroit magique, dans une autre dimension, ou un truc du genre, et qu'il serait le bienvenu parmi grâce au don qu'il avait découvert et exercé sur le Archaeplastida capable de photosynthèse. Oui, Kyo aimait la chimie et les sciences de la vie et de la terre, il était calé dans ses matière et apprécié. *En même temps, la nature a été mon seul recours à cette époque*, Kyo avait perdu sa mère et s'était isolé directement et coupé du monde, la seule personne qu'il avait de plus proche, sa confidente, il l'aimait, et l'aime encore très fort, il pense à elle tout le temps, et rêve, d'elle. Il avait récupéré du choc en faisant un deuil à moitié rempli, il avait ouvert cette lettre qui allait changer sa vie, un nouveau départ, il ne pensait pas à son père qui l'avait presque renié, Kyo n'avait plus de nouvelle et il n'en voulait pas. Mais c'était du passé, un passé qui laissait juste la place au souvenir de sa mère, il aimait la nature maintenant et la respectait, il s'isole avec depuis l'accident, il n'avait plus d'amis mais décida que e nouveau départ aller en marquer et pensa qu'il serait temps de changer, de penser à lui, c'est ce que sa mère lui aurait confiée.

    • C'était la situation actuelle de Kyo, qu'il relatait dans son esprit allongé sur le lit de sa chambre n°6. *Déjà huit heures que je suis là*, d'un air blasé il plaçait cette phrase dans ses pensées une multitudes de fois avant de commencer à songé de bouger de sa chambre où il avait passé le plus clair de son temps depuis son arrivé. En même temps, il savait que cette nouvelle vie et la conversion n'allaient pas être une partie de plaisir. En y repensant le nom du pensionnat, laissait penser à une utopie pour Kyo, un renouveau. Et c'est à ce moment qu'il pensait à tout ce qui s'était passé pour que tout change !

~~~


    • Une semaine, déjà une semaine, Kyo n'était pas sorti de chez lui depuis une semaine. Son deuil ne faisait que se consumait et il ne pensait plus qu'à sa mère disparu, depuis le même moment que son isolement. Une semaine ! Le jeune homme pourtant trouva la force de sortir de chez lui, il avait retrouver un petit goût léger de vivre, sortit de sa chambre avec une légère barbe d'adolescent et une tronche de déterré, il se plaça tout d'abord devant la glace de sa salle de bain, il n'avait pas oublié cette habitude du matin si instinctive pour lui à l'époque. Kyo s'arrangeât un peu le visage avec un coup d'eau, il se coiffa rapidement et parti tout de suite dehors fermant son appartement, il voulait aller s'allonger dans le jardin derrière l'immeuble où il habitait, le jardin, un endroit très secret avec sa mère où ils s'allongeaient et partageaient un moment de calme dans une ville si vivante, quand ils habitaient à Paris avec son père, une époque heureuse. Mais la vrai vie se trouvait dans la nature qui entourait tout le monde. Ils se faisaient ça quand Kyo avait 5 ans, quand il était petit, il y a maintenant 12 ans. Mais lorsqu'il commença à repenser à ses journées avec sa mère, allongé comme une croix sur l'herbe, ce n'était pas le même endroit qu'avant, mais la magie est encore là, c'est les plantes qui donnent tout ceci, les odeurs, les fines brisent qui rasaient le sol faisant virevolter les plantes dans des mouvements relatifs aux cheveux de Kyo qui suivaient ces brises magnifiques et rafraîchissantes. Il touchait tranquillement la verdure quand il senti quelques sensations très forte et très froides dans tout son corps et qui arrivait vers sa main droite ouverte vers le sol, à ce moment, il ne savait pas ce qu'était cette sensation inhabituelle, ses sentiments étaient très fort lors de ce moment et en repensant à cette sensation de froid, il repassa sa main vers les plantes où la sensation s'était manifestée, il s'aperçut que une des plantes étaient glacés et lisses. Kyo se leva rapidement et remarqua que la plante dite était littéralement congelé avec une couche de deux centimètres de glaces. Le jeune homme déstabilisait, pensa qu'il rêvait et revint dans sa chambre pour se reposer de cette aventure éprouvante dans l'état où il était.


    • Le lendemain, la tristesse était moins présente dans le cœur du jeune homme, sa mère lui manquait mais son chagrin diminuait en pensant à ce qu'elle voudrait pour lui, et ce n'est surement pas une tristesse immense pendant plusieurs mois voir plus. Pris d'un courage énorme, Kyo regarda le courrier qui s'amoncelaient sur son palier de maison, délivré chaque jours par une jeune femme employée dans l'immeuble sous le contrôle de la concierge. Dans son tas énorme de lettre, une se détachait des autres, et Kyo ne savait pas pourquoi, elle l'attirait comme par "magie", il s'avançat la ramassa et l'ouvrit, elle était spécial, une lettre écrite très bien et qui s'adressait à lui, en résumé, elle lui indiquait un endroit pour des personnes comme lui. Cette lettre faisait peut-être référence à ce qui s'était passé hier avec la plante dans le jardin, une chose troublante. LA lettre parlait de don, de pouvoir magique, et l'endroit était un pensionnat magique, doux paradoxe quand même. *C'est quoi cet histoire !* Kyo n'y croyait pas, mais songea à tout ceci pendant deux heures à peu près, il était 11 heures, il prit la décision d'accepter cette lettre et d'y croire, enfin quelques choses de matérielles, de consistant à s'attacher, cela changerait des chants quotidien des oiseaux, une chose qu'il entendant toujours et qui lui confirmait qu'il était encore bien là et écoutait ce qui avait bercé son enfance.

~~~


    • Et maintenant, *il est 19h34 et je n'est toujours pas changé mon train de vie, il faut que je réagisse*, il était toujours sur son lit la valise fermé et non vidé qu'il avait emporté à travers un portail dans son jardin, symbolique pour lui, il quittait un endroit chère pour recommencer sa vie. Kyo savait qu'il n'allait pas manquer à grand monde, il avait couper les ponts avec ses amis et depuis longtemps avec son père, il partait l'esprit à moitié ravagé d'un chagrin qu'il vivait encore. Regardant le plafond d'un blanc maculé, il repensait à tout ça rapidement et se leva soudainement, il vaait décider de bouger, mais avant s'isoler dans un endroit où le calme de l'environnement pourrait le bercer avant de s'envahir des gens et d'avoir de nouveau des amis. En entrant dans le pensionnat, une personne l'avait juste guidé, il avait remarqué plein de pensionnaire, sans doute comme lui, qui possédait un pouvoir. D'ailleurs à ce sujet, Kyo voulait le contrôler et pouvoir le mettre en œuvre pour le bien. Ce pouvoir le laissait réfléchir sur des phénotypes de son corps, ses changements d'humeur, de couleurs d'œils et de cheveux, ses sentiments, avec des sensations étranges. Justement en montant vers le toit qu'il avait choisit comme endroit d'isolement, il se sentait un peu triste et repensait encore à sa situation sans amis et à sa mère, avec une sensation étrange, ses cheveux devenaient bleu-turquoise foncés et ses yeux, bleus assez foncés. Il monta les escalier et un bruit de la porte qu'il ouvrit fit un petit craquement. Finissant d'ouvrir cette porte vers l'isoloir, il découvrit que l'isoloir ne l'était pas vraiment, une jeune femme était déjà en position assisse sur les tuiles, assez dangereux quand même, en tout cas, Kyo était prêt pour un accident tragique, il pourrait se rattraper qu'avec sa mère...

    • Pour ne pas paraître impoli il s'approchât directement vers elle et il lui adressa la parole poliment, rare pour une personne perclus et qui n'avait pas parler à une personne depuis une semaine, mais à lui-même pendant ce temps-ci. D'une voix chaleureuse il interloqua donc la jeune femme au cheveux longs, magnifiques, soyeux et d'une couleur sombres bleutés, voilà les informations qu'il avait déjà sur cette jeune femme, il l'a trouvé déjà sympathique et magnifique surtout, un sentiment jovial l'envahit et il reprit un léger goût dans la bouche, peut-être celui de vivre.

    "Bonsoir ... Euh, tu es nouvelle toi aussi ?"

    • D'une voix également timide devant un magnifique couché de soleil et une bourrasque de vent qui fit virevolter les deux chevelures des protagonistes, il se trouvait dos à face, Kyo attendait la réponse de la jeune femme, si elle voulait bien sûr répondre, ce qu'il espérait le plus au monde pour le moment, dans un endroit aussi magnifique et magique que la jeune fille qu'il avait devant lui. Les cheveux se mêlaient de loin dans un mouvement distinct et identiques, la réponse arrivait ...


Dernière édition par Kyo Raizuki le Lun 2 Aoû 2010 - 19:11, édité 7 fois
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Rain Cross
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MessageSujet: Re: Just Wait ... And Wait. [ PV : Kyo Raizuki ]   Lun 2 Aoû 2010 - 11:43

    « Bonsoir » ou même « Bonjour » … Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas entendu une toute forme de politesse que de saluer. Même son frère la réveillait dans un boucan hors du commun. C’est tout les frères vous allez me dire. Je le confirme. Il n’échappait pas à la règle. Mais en vérité, c’est toute la phrase qui la surprit. Tellement surprise qu’elle ne put contenir un sursaut immédiat. Elle se tourna rapidement vers son interlocuteur en levant la tête, manquant de tomber. Enfin, pas de quoi se faire une frayeur, elle a réussit a se retenir au rebord. D’une main en plus.
    Quand elle se rendit compte que ce n’était qu’un élève comme elle, en vue de sa phrase, elle respira mieux. D’ailleurs, elle en soupira de soulagement tout en fermant les yeux. Rain reprit contrôle d’elle, et replongea son regard dans celui de ce jeune homme.

    « Excuse moi … Je … Tu m’as surprise … »

    Elle l’avait dit d’une voix tellement calme, si timide et douce, que cela portait à sentir son habitude de ne pas s’adresser aux autres. Mais la politesse était là. Peut-être la prenait-il pour une folle à cet instant ? Parce que sursauter sur ce genre de phrase, ça n’arrive pas tout les jours. Enfin, elle n’en savait rien.
    Elle détailla cette personne face à elle quelques secondes. Si elle devait le dire franchement, elle le trouvait mignon, très mignon. Mais déballer des choses comme ça, d’un trait, ça ne se faisait pas. Et puis d’ailleurs, ce n’est pas son genre. Ses cheveux mi-longs à la teinte bleu turquoise, ses yeux adoptant presque la même couleur, à la première impression qu’elle se fit, il n’avait vraiment pas l’air hostile. Et puis, le ton de sa voix ne laissait pas penser le contraire. Rain fut surprise d’autant de politesse à son égard, en vérité. Elle avait l’habitude qu’on l’accueille de façon brusque pour tout avouer. Mais là … Un vent violent qui vint lui fouetter le visage la força a fermer les yeux. Pour les rouvrir quelques secondes plus tard dans une expression gênée. Il était peut-être temps de répondre à sa question. La jeune femme acquiesça d’un signe de la tête, amenant son regard à se poser ailleurs.

    « Oui … Je suis arrivée en début d’après-midi, quelque chose comme ça. »

    Rain n’avait pas lâché ce ton poli et timide, décidément, ici il allait falloir s’habituer a discuté avec des gens comme elle.
    Mais c’était plus fort qu'elle. Les seules personnes avec qui elle parlait et qui lui répondait, c’était sa famille. Elle a toujours trouvé les humains hypocrites, il n’y a eu aucune exception jusqu’ici. Mais elle était au courant. Sa vie allait changer à partir de maintenant. Ou plutôt. Elle allait se reconstruire une nouvelle vie ici. Et si elle devait le dire avec franchise, elle était assez contente qu’il vienne lui parler ainsi, entamant la conversation. Et si elle n’avait pas été tellement persécuter toute sa vie, elle lui aurait sourit depuis bien longtemps. Oui, car malgré tout, Rain est très méfiante.
    Passons. La première chose qui lui vient en tête ? Evidemment, retourner la question, mais sa n’allait pas. Lui aussi était nouveau, il l’avait préciser. Dans ce cas, elle n’avait pas grand-chose à dire. Notre petite opta pour la façon « je m’assoies sur mes genoux » car auparavant, ce n’était pas bien … Enfin une fierté de femme pouvait en prendre un coup, surtout qu’elle était en jupe. Elle lâcha enfin le rebord surtout. Et laissa plusieurs minutes couler.
    Le vent, il n’avait pas changé, il en faisait toujours qu’a sa tête. Mais cela n’empêchait pas notre petite Rain de s’amuser à faire tournoyer une mèche de ses cheveux autour de son index. Puis elle fixa à nouveau ce jeune homme. Que dire ? Que faire ? Aucune idée. Rain soupira alors, baissant les yeux.

    « Désolée, je dois sûrement t’ennuyer à me taire. C’est que je n’ai pas trop l’habitude … »

    Trop l’habitude de parler ? C’était ça. Mais elle ne finit pas sa phrase. Préférant la laisser en suspens on va dire. Elle se ressaisit bien vite. Levant les yeux vers lui, elle inclina légèrement la tête sur le côté, arrêtant son activité pour passer sa main dans ses cheveux. Et tout en se relevant, elle adressa un tout petit, mais minuscule sourire. Une espèce de sourire qu’on aperçoit que si on faisait vraiment, mais vraiment attention. Tiens d’ailleurs, quand on y réfléchit, le toit était un lieu en général tranquille et désert. Ne se demandait-il pas pourquoi elle était ici alors ? Car à sa connaissance, quand elle se rendait sur le toit de sa maison, il n’y avait jamais personne. Bon d’accord, vous me direz qu’elle n’avait plus que son frère, après la mort de sa mère, mais quand même. Tout a droit a une explication. Et Rain porta toute son attention sur cette palette de couleur qui faisait office de coucher de soleil.

    « J’adore les couchers de soleil. Et pour la meilleure vue possible, je crois que je ne pouvais pas trouver mieux qu’ici. »

    Des paroles en l’air, mais des paroles quand même. Elle avait réussit a placer une phrase, voir deux au moins, c’était un bon début. Bon, son ton se montrait toujours aussi calme et doux, mais beaucoup moins timide. Elle ignorait cette faculté de perdre bien vite son mal à l’aise ? Oui, elle l’avoue.
    La jeune femme fourra une main dans sa poche. Ses clés y sont encore enfouies. OUF ! Elles n’étaient pas tombées auparavant. Mais a présent, beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête. Qui est-il ? D’où vient-il ? A-t-il lui aussi reçu cette fameuse et « charmante » lettre ? Et surtout. Cela voulait dire que lui aussi avait un pouvoir ? Il est spécial ? Mais une chose a la fois. Elle ne dit rien pour le moment. Rien de brusque, tout a bien commencé, elle n’allait pas accélérer le cours des évènements. Non, non, on ne sait jamais comment sa va se passer après. Paroles mal prises, a mal réaction adoptée. Ou le contraire. Tout ce que vous voulez.
    Rain pensa à une chose tout a coup. Le plus important lors d’une nouvelle rencontre. En tout cas, c’était ce que Yuki lui a dit. Détournant son attention, elle adressa au jeune homme un regard confus. Elle avait oublié de se présenter.

    « Je suis Rain. Et toi ? »

    Un nom peu commun. Du moins, personne ne portait ce nom à ce qu’elle s’en rappelle.
    Etrange de porter ce prénom lorsqu’on est Japonaise, mais avec du sang étranger de plus, c’est excusable. Et en attendant sa réponse, elle leva la tête au ciel, croisant les bras.
    Et malgré ce magnifique coucher de soleil, la nuit allait ouvrir ses portes à une averse. Sûrement allait-il pleuvoir. Et puis ce vent n’en finissait pas de jouer avec leurs cheveux. C’est joli le vent, mais quand même.
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Kyo Raizuki
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MessageSujet: Re: Just Wait ... And Wait. [ PV : Kyo Raizuki ]   Mar 3 Aoû 2010 - 0:37

    • Spectacle magnifique d'une jolie fille et d'un merveilleux couché de soleil sur un toit isolé du monde parallèle où se trouvait Kyo, voilà ce qui résumé bien la situation présente du jeune protagoniste de dix sept ans. Tout semblait irréel dans cette soit disant autre dimension mentionné dans la lettre que tous les pensionnaires ici dans cet établissement avait reçu à la découverte de leurs pouvoirs. Enfin c'est que le jeune homme au cheveux bleus turquoise assez foncé ce soir, avait déduit rapidement, cette déduction pouvait paraitre loufoque, mais avant tout cela, Kyo ne croyait pas aux portail tridimensionnels avant qu'il en franchisse un pour toujours, enfin c'est ce qu'il avait décidait dans son esprit. Pour oublier cette immense perte. Mais n'y pensant plus dès à présent, dans un nouveau monde, le jeune garçon avait renouer avec la présence humaine, il avait parlé à quelqu'un , d'une façon très poli qu'il trouvât approprié sur le coup, mais pas mal vieillot comme expression pour son âge en y réfléchissant bien. Surtout qu'il ne voulait pas paraître ringard devant une jeune femme assisse sur les tuiles du toit et qui tout à coup se retourna rapidement pour faire à Kyo alors debout, la fixant intensément depuis quelques minutes attendant une réponse de ses dires de tout à l'heure. Alors qu'il n'avait que l'occasion de contempler les cheveux de la jeune femme, maintenant retourner elle dévoilait à Kyo son visage et sa personnalité, que Kyo décrivait attentivement dans sa tête.

    *... Mignonne ... !!!* Lorsqu'il pensa ceci il rougit quelque peu mais se reprit. Il continua de la regarder sans rien dire, elle non plus. Elle était très belle, de long cheveux noir bleutés qui dansaient avec le vent qui balayait le toit, des brises très têtues et imprévisible d'ailleurs, les cheveux des deux protagonistes volaient presque toujours dans les airs et faisait étrangement penser à une scène de film avec des ventilo un peu partout *Qu'est ce que je raconte moi !* Kyo soupira légèrement, ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vu de film. Cette pensée fut brève, il venait de découvrir les yeux de la jeune femme qui était en quelque sorte le cœur du visage de la jeune femme. Ils étaient magnifiquement bleus foncés et très profond, Kyo s'y perdait même. Ensuite le regard turquoise du jeune homme se porta sur l'ensemble de la jeune fille, elle était en jupe habillé normalement, sobre et à la fois jolie. Décidément cette jeune femme avait tout de magnifique, même si Kyo ne la connaissait pas plus que ça, il savait qu'il allait bien s'entendre avec elle et même être très proche avec elle. Vu qu'elle mettait pas mal de temps à répondre, elle aussi avait un malaise avec le contact humain et était comme Kyo, douce ironie du sort pour le jeune protagoniste de faire peut-être amis amis avec une fille. D'ailleurs elle n'avait pas encore répondu que ses yeux intenses et profonds fixait ceux de Kyo, il se regardaient droit dans les yeux jusqu'à ce que le vent fasse détourner le regard de Kyo et fermer les yeux de la jeune fille, et quelques secondes plus tard elle répondit, au pensionnaire, en lui disant qu'elle s'excuser d'être peu bavarde ou un truc dans le genre, Kyo n'avait pas tout capté, il la regardait pendant qu'elle parlait, et allait rapidement répondre et s'excuser à son tour pour le caractère vieillot de ses propos, elle avait dit qu'elle avait été surpris, en même temps, Kyo était arrivé discrètement avec un bruit assez suspect et effrayant quand on pense être seul. A ce moment, Kyo réfléchissait quelques minutes et pensa qu'elle était pareil que lui, elle avait vécu un traumatisme dans le passé, mais celui-ci était plus lointain que celui de Kyo, elle semblait dans un état plus stable que celui du jeune protagoniste en ce moment, mais il avait pris un nouveau départ, et allait en discuter avec son interlocutrice.

    "Hum ... Ne t'excuses pas, c'est moi qui n'avait pas à arriver comme ça ! Moi je m'excuse pour avoir parler comme un vieux, j'ai plus l'habitude de parler en ce moment !"

    • Kyo avait dit ses dires avec un peu de honte et de mépris de soit. *Je suis con putain !*Il se frotta derrière la tête en regardant le sol, un peu gênait et puis il lui sourit furtivement. Un sourire ? Kyo n'avait pas fait ceci depuis bien longtemps, un temps où sa vie n'était plus aussi belle qu'avant, lors du divorce de ses parents, il n'était plus le même, plus réservé, il ne souriait jamais, pourtant ce n'était pas un gothique. Pendant qu'il faisait ce sourire que la jeune fille avait rapidement remarqué, elle regardait le jeune Kyo pour mieux l'observer sans doute, elle faisait ce que notre protagoniste avait réaliser un peu avant sur sa compère. Elle semblait assez satisfaite, pendant qu'elle l'observait, le jeune homme essayer de détourner le regard notamment vers le soleil qui se couchait derrière elle, d'ailleurs Kyo remarqua que un tableau se dessinait devant lui, une jeune fille mignonne devant un magnifique coucher de soleil, *Étrange et merveilleux !*. Kyo avait les yeux qui brillait pas mal en regardant le coucher de soleil. Cet astre des jours qui laissait place à sa compère des nuits et du froid, la lune. Sa couleur si blanche, rendait l'atmosphère plus froid et plus mystérieux qu'avec le soleil qui dévoile toutes choses. Alors que Kyo regardait ailleurs, et ne s'aperçut pas que la jeune fille ne l'observait plus, mais le fixé dans les yeux, elle rompit cette insoucieuse, ses pensées d'ailleurs tournées vers son avenir ici même, dans ce nouveau monde. En parlant d'une lune froide, il repensait à son pouvoir étrange, la glace, il pensait déjà à des explications sur des manifestations surnaturelles décelées chez lui très tôt et étudié par des spécialistes, dû au inquiétude natives de ses parents, il en sortit assez traumatisé quand il y repense, il n'avait pas eu une enfance si joyeuse que ça tout compte fait. Mais ces pensées furent stoppé par la vois douce et mielleuse de son interlocutrice présente devant lui. Elle répondait maintenant à la question de départ de Kyo, et disait qu'elle était arrivée en début d'après-midi, Le jeune protagoniste répondit donc ni une ni deux, pour ne pas paraitre trop distrait envers la jeune femme.

    "Ah ! Moi aussi vers ce moment là, il y a huit plus précisément, enfin je crois !"

    • Kyo avait dit ceci avec un certain malaise, il n'était plus tellement à l'aise dans une conversation, il avait dit ça de façon trop scientifique à son goût, il allait passé pour un prof devant la jeune femme. Il n'aimait pas ça et aller remédier à ses défauts dans les prochaines réponses ou paroles qu'il donnera, il s'en fit la promesse rapidement, il ne voulait pas laisser tomber une occasion de créer un lien dans une nouvelle vie, il fallait prendre les devant et changer, une chose qu'il n'avait jamais fait sur lui-même, pourtant des changements il en a rencontrer dans sa vie néanmoins courte. Déménagements, rupture, changement d'école ect ... Traumatisant direz vous pour un enfant de l'âge de Kyo à l'époque, mais le jeune homme est une personne assez indépendante pour réussir à surmonter cela même à son plus jeune âge. Plongé dans ses rêveries, il reprit ses esprits un peu avant une nouvelle intervention de la jeune femme. Elle disait toujours ses paroles avec un ton timide que Kyo trouvait assez mignon, elle répondit à la question de départ après avoir acquiescé d'un signe de tête, elle aussi était assez mal à l'aise et peu habitué, elle n'avait pas un passé aussi différent que celui de Kyo, il fallait aborder le sujet tôt ou tard, un point commun sert souvent à se réconforter et s'aider, mais pas pour le moment, ils venaient juste de se rencontrer, et des informations intimes ne seraient pas judicieusement placé pour un début de relation amicale. Elle était également dans ses rêveries, elle avait des tics qui attirer l'attention de Kyo qui regardait de ses yeux clairs la jeunes femmes dans un silence assez cuisant.

    • Dans un vent encore aussi têtu et changeant, le silence était lourde et assez long, aucune des deux personnes se sentaient le courage dans leur état émotionnelle sans doute de rompre cet isolement silencieux, ils ne se regardaient pas, mais regardaient tout autour, le coucher de soleil, les arbres bougeant avec le vents, les fleurs de cerisier roses qui reflétaient déjà la beauté de la jeune femme qui répondait à Kyo en volant autour des deux protagonistes. Ils ne savaient pas quoi répondre, tout deux avaient déjà tout dit pour un prélude, pour un départ de conversation. La jeune femme fixa à nouveau Kyo tout comme lui, puis elle détourna le regard vers le sol, elle et lui ne savait que dire. Puis lorsque Kyo trouva le courage de sortir une phrase de sa bouche, il fut coupé rapidement par la jeune femme. Coupé ainsi il avait pris une inspiration qu'il relâcha aussitôt et regarda rapidement le sol. Encore une fois elle s'excusait, il trouvait ça assez drôle, elle voulait porter le fardeau du silence qui pesait, mais le jeune homme n'allait pas laisser faire ça, alors il parla à son tour.

    "Ne t'excuses pas, cela ne m'ennuie pas. Je ressens le fait que tu ne puisses pas parler comme tu le veux, je pense que tu n'as pas l'habitude, c'est aussi mon cas ... Et là je fais un effort surhumain pour te répondre ceci ... Je trouve ça ... ridicule mais je n'arrive pas vraiment ... à parler comme ça ..."

    • Il avait dit ça que d'une façon attendrissante, il voulait aider à porter le fardeau du silence causée par le malêtre de ces deux interlocuteurs, ils n'avaient peut-être pas à se rencontrer, une personne différente au niveau du comportement aurait été plus présentable et mieux pour se décoincer un peu, une personne heureux de vivre et très extroverti, en même temps Kyo ne voulait pas faire de conclusion hâtive, peut-être qu'elle était seulement timide et non gênait, il repensa donc à sa réplique qui n'était pas approprié, il eût donc un petit moment de honte de s'être certainement trompé et baissa les yeux. Tout à coup elle le regarda et lui aussi à son tour, elle mis sa tête sur le côté et passa sa main dans ses longs cheveux noir bleutés et soyeux, un mouvement anodins mais assez gracieux appliquée par la jeune femme. Puis Kyo aperçut un sourire minuscule mais perceptible, il acquiesça et sourit légèrement à son tour pour répondre à son interlocuteur plein de charme. Puis elle repartit dans ses pensées et Kyo détourna le regard, il ne savait toujours pas quoi dire et pour le moment elle avait fait un peu tous les premiers pas, il se jura que la prochaine fois ce serait lui. Mais que dire ? Sur quoi ? Il n'avait pas tellement envi de papoter sur le beau temps ou sur des trucs sans fondements, dans l'état où il était et où elle était enfin e qu'il pensait, ce n'était vraiment pas bien placé, mais ça pouvait quand même passer le temps et laisser des ouvertures sur d'autres voies de discutions qui pourraient desserré ce nœuds qui lie les mains du jeune homme qui n'arrive pas à s'exprimer. Mais encore une fois d'ailleurs, c'est la jeune femme qui prit les devant et parla cette fois-ci du coucher du soleil que Kyo avait remarqué depuis longtemps et qu'il aimait beaucoup, encore un souvenir de sa mère.

    • Il aimait regarder les couchers de soleil avec sa mère, c'est dans ses moments qu'ils parlaient de leurs problèmes mutuelles et qu'ils admettaient des idées, des solutions et des conseils. D'ailleurs ce rapprochement était constant depuis les seize du jeune homme, l'âge où la crise de l'adolescence prend la place de l'innocence de l'enfance. Alors elle aussi aimait des spectacles comme ceux-ci, il avait vraiment trouver une personne comme lui, pas étonnant qu'ils n'arrivent pas à se parler, ils sont tous les deux bloqués par des complexes, et Kyo allait lui répondre tranquillement sur un sujet qu'il aime et qu'il aime partager. D'une voix douce et concernée, il lui rétorqua ainsi une réponse.

    "Oui ! Tu as raison, je trouve ces spectacles magnifiques et c'est grâce à des choses comme cela que ma vie prend un sens et que je m'évade. Je ne sais pas si ça te produit le même effet mais c'est très agréable de voir ce genre de merveilles ... Et ... le toit est bien l'endroit idéale, on a une vue dégagée. C'est beau ! ..."


    • Tout compte fait il avait faillit à sa promesse, encore une parole qui laisse à désirer. Aussitôt après les dires du jeune homme, elle mit une main dans sa poche et fouilla un peu dedans, un bruit de clé se fit entendre, elle semblait croire les avoir oubliées peut-être. Il était calme et l'observait toujours ! *Ma première personne ... depuis l'accident*Il repensait à cette semaine horrible qu'il venait de passer et au présent, un changement radical c'est clair, et cela lui faisait du bien, il ne pensait presque plus à ses mésaventures passées, mais surtout à sa mère. A l'instant présent, il regardait vers le futur et voyait un avenir avec des amis se profilait, mais disparaitre s'il n'arrivait pas à parler à une fille. D'ailleurs, en y repensant, ils ne se connaissaient pas du tout et parlaient déjà du beau temps, des couchers de soleil, ils ne s'étaient pas présentés. Pourtant c'était la chose primordial, c'était vraiment une rencontre entre personne plutôt mal à l'aise en discussion, ironique, non ? Kyo aurait commencé par ça il y a plus d'une semaine. Encore une preuve qu'un quelconques traumatismes énormes, ou une séries de traumatismes, ou un traumatisme tout court, peuvent faire basculer la vie d'une personne. Elle n'est plus pareil, n'arrive plus à discuter, s'isole, ou encore entre en dépression, heureusement, Kyo était plongé dans un problème plus que secondaires, il n'était pas dépressif et c'était sans doute le principal. Mais sortie de ses pensées, encore une fois c'est la jeune femme qui prit les devant, et encore une fois se ressemblant elle avait pensée à la même chose que Kyo.

    • Elle se présenta par son nom et demanda celui de Kyo. Le jeune homme s'arrêta une petite minute devant l'écoute du nom de son interlocutrice. Un nom révèle beaucoup de chose même si on ne pense pas, tout le monde le sait. Rain ... Un prénom étrange, mais magnifique, il n'était pas d'origine japonaise comme ni banale comme celui de Kyo, mais il était tout aussi magnifique qu'un nom japonais ou d'une autre langue, ce prénom lui allait très bien. Kyo savait maintenant qu'elle n'était pas originaire forcément du Japon, ou peut-être, c'était une suggestion. Il se concentra quelques peu, il se dit qu'il fallait maintenant tout de suite engager une conversation plus "engagée", au vu de la réponse attendu pour lui cela marqué le départ d'une discussion plus proche et plus personnelle, plus amical. Il s'empressa donc sur un ton doux et magnifiquement bien tourné à la jeune femme pour lui répondre ce qu'elle désirait et agrémenter pour une conversation plus agréable.

    "Très jolie prénom, pour ma part ce n'est pas aussi original, je m'appelle Kyo."

    • Il avait jouer la carte de l'auto-dérision, il espérait que cela allait débloquer un peu la situation tendu dans lequel le duo se trouvait. Le fait que le nom de son interlocutrice ne soit pas forcément japonais, laisser une ouverture vers une discussion sur les origines qui ne sont pas si commodes que ça pour le jeune homme. d'ailleurs pour ne pas laisser une autre occasion de faillir à sa promesse, il enchaîna rapidement sur une question lui aussi, pour faire un peu tourner la discussion.

    "Rain, hein, je ne pense pas que ce soit japonais, je me trompe ?"

    • Il la regardait fixement de ses yeux bleus insistants et turquoises. Il attendait une réponse, même brève, mais il engagée ma conversation sur un ton plus momentanée et plus opportun à la décontraction des interlocuteurs. Il pensait déjà à ce qu'il allait dire ensuite. Il laissa quelques instants s'écoulaient n'entendant pas de réponse immédiate il pensa qu'il fallait qu'il enchaîne, mais hésita encore un peu, il pensait à la gaffe des dires, si il semblait trop opportun, ou trop insistant ou encore indiscret. Et ceci il ne le voulait pas le moins du monde. Mais en fixant les yeux de la jeunes femme, et il avait découvert qu'elle lui était assez semblable, il se lança et était confiant dans l'esprit de la jeune femme qui lui répondrait sans doute naturellement et merveilleusement de sa jolie voix féminine qui rafraîchit comme la rosée du matin. Elle avait des mimiques que Kyo aimait déjà, il la regardait intensément et d'une voix décontracté pour une réponse d'une personne tout aussi décontractée et confiante en son interlocuteur, il lui adressa une dernière fois la parole avant d'attendre des réponses.

    "Pour ma part, mon nom ne reflète pas mon origine ... Je suis né à Paris, la ville romantique, mais je suis revenu au Japon là où ma mère a vécue."

    • Il en avait déjà dit assez pour ne pas trop effrayer la jeune femme dans une discussion trop personnelle qui la gênerait. Maintenant, notre jeune protagoniste n'attendait que la réponse de sa magnifique interlocutrice. Le vent soufflait encore, mais allait se calmer puisque les nuages de la nuits et pluvieux se joignait au paysage, on n'apercevait plus qu'un petit morceau de soleil au loin, et la fraicheur de la nuit et de la pluie probable envahit l'atmosphère. Les dernières brises qui emmenèrent les nuages pluvieux avaient fait virevoltais les cheveux de son interlocutrice et de Kyo de façon gracieuse et magnifique. La vie s'éteignait pour laisser place à la nuit, les oiseaux ne chantaient plus, la mélodie dans la végétation ne se faisait plus entendre, le calme envahissait le duo qui se faisait encore face sur un toit qui surplombé la nature d'une nouveau monde découvert il y a peu. Enfin Kyo passa sa main dans ses cheveux furtivement pour démêler quelques noeuds au passage. Après quelques minutes, il enchaîna une dernière fois, encore une fois d'une voix qui faisait paraitre la sérénité momentanée et la confiance, il était bien et cela n'était pas arrivé depuis bien longtemps et il essayerai de partager cela avec son interlocutrice, Rain, il voulait la laisser partager ça avec lui car elle souffrait du même malaise de leur départ de rencontre, mais les paroles de Kyo allait sans doute la libérer ? Il n'en savait rien, mais y pensait fortement et surtout il ne pensa plus à rien quand il parla ensuite d'un sujet de tous les pensionnaires pour éclaircir les choses. Même si cette parole était mal placé dans un moment où l'on parlait de choses plus personnelles, Kyo n'était pas très à l'aise encore et surtout Rain ne l'était pas assez pour répondre à des questions personnelles, il pensait à tout ça et voulait faire attention de ne pas l'offenser, c'est pourquoi il posa une question pour des informations et une confirmation et encore une fois le fait qu'il est beaucoup de choses en commun, mais cette fois-ci quelque chose partager par tous les pensionnaires de ce lieu, où ils se trouvaient. D'ailleurs la nuit avait pris place lors des songes assez longs du jeune homme, et le couvre feu n'allait peut-être pas tarder. En tout cas il allait rompre le silence et voulait rester pour parler avec Rain même s'il devait pour cela enfreindre une règle à son premier jour. Cette question portait sur les lettres et sur le pensionnat.

    " D'ailleurs vu que tu es aussi présente dans cet endroit étrange et merveilleux à la fois, toi aussi tu as dû recevoir une lettre ? Non ?"

    • Et bien voilà, il avait parlait de la lettre, cette parole allait sans doute les rapprocher et amener Rain à parler un peu plus décontractée. En tout cas, Kyo avait formulait sa phrase de façon poli, respectueuse et d'un ton magnifique, de confaince et doux. Il n'attendait maintenant qu'une magnifique réponse d'une voix angélique de Rain, une voix qui accompagnerai la nuit dans laquelle ils se trouvaient tous les deux, une nuit profonde et mystérieuse, mais qui sera peut-être éprise d'un éclaircissement au dévoilement de leur conversation et d'informations personnelles qui pourrait en ressortir, enfin Kyo ne voulait pas offenser Rain et c'était le principal. *Rain, quel beau prénom quand même !*
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MessageSujet: Re: Just Wait ... And Wait. [ PV : Kyo Raizuki ]   Mer 4 Aoû 2010 - 3:29

    C’est lui qui n’avait pas à arriver comme ça ? Aha, en même temps, Rain n’a rien à faire sur le toit. D’abord c’est dangereux, et puis … C’est dangereux ! Non, non, il fallait qu’elle reste dans sa chambre, mais rien à faire, parce qu’être enfermée dans une salle, dont elle venait très, mais vraiment très récemment de connaître … Très peu pour elle. Même si c’est sa chambre, nada. D’ailleurs, elle ne sait toujours pas avec qui elle la partage, cette fameuse chambre. Il y a un deuxième lit, O.K mais pour qui ? Une fille ? Un garçon ? Autre ? Hum … Sa laisse a voir. Enfin bon, voila comment dériver sur un autre sujet. Mais Rain, petite poupée de porcelaine ambulante, parole du a sa peau si blanche, était, et restait toujours a l’écoute des paroles. Il s’excuse d’avoir parlé comme un vieillot ? Alors comment lui avait-elle adressé la parole ? Comme les jeunes peut-être ? Parce que franchement, qu’il ait parlé ainsi, pour elle il n’y avait rien de plus normal. Oui, oui d’accord, elle est plutôt mature pour son âge, mais ce n’est pas une excuse valable.
    Cette phrase dite avec un peu de honte destiné a soi même … Il n’y avait pas de quoi. Franchement, il n’avait pas de quoi s’excuser. Et puis, il sourit. Un geste adopté après s’être frotté l’arrière de la tête. Un petit sourire rapide, mais qui reste un sourire, Un peu le genre de sourire qu’elle pourrait rendre. J’ai bien dit qu’elle pourrait rendre. Parce qu’a présent, si elle sourit, c’est bien parce qu’elle ne veut pas paraître hostile ou quoi que ce soit. Mais dans le monde des humains, comment paraître comme une fille tout a fait normale, comme les autres, lorsqu’on a été victime de persécution, n’ayant eu aucun ami dans sa vie, témoin de deux suicides, dont un de sa mère ? Vivre avec tout cela, c’est peut-être dur, mais tout raconter, ça l’est encore plus. Certaines réactions ou événements la replongent immédiatement dans le passé. C’est fou ce que maintenant, frôler la mort ne signifie rien pour elle. Mais bon, a nouvelle vie, nouvelle décision.
    Et puis, elle n’attendit pas bien longtemps. Lui aussi était arrivé vers le début de l’après midi ? Pure hasard ou pas ? Alors la, aucun idée, elle ne savait quoi penser.
    Cette personne, qui lui faisait face … Rain eut idée qu’ils avaient plus de points en commun que de différence. A son ton, mais en plus a sa gêne. Une gêne qui pouvait facilement faire sourire la jeune femme. Pourquoi ? Peut-être dans un sens elle le comprenait. Ou alors c’était encore elle qui délirait. Mais elle se redressa bien vite. Elle n’oublia pas une chose, ici, elle n’est pas au Japon, pays où elle a toujours vécue. D’ailleurs, ils sont où ? Dans un monde parallèle c’est bien cela ? Peu importe. Elle allait faire un effort. Au moins pour mieux le connaître. Après tout, elle n’allait pas rester éternellement dans son silence. Cela aurait été stupide.

    Alors comme ça, cela ne l’ennuyait pas ? Et pourtant, Rain a toujours été pessimiste. Elle a toujours pensé que ses paroles ennuyaient les gens, T-O-U-J-O-U-R-S. Jamais elle n’a été optimiste pour un sous, et on ne sait pas si sa allait commencer maintenant. Bon, n’avons-nous pas dit qu’elle allait faire un effort ? En parlant d’effort, le fait qu’il en faisait un, hors du commun pour lui répondre, elle trouvait cela assez comique. Mais ce qui la rendait contente, c’était justement le fait qu’il prenait de son temps pour répondre. Il ne la plantait pas, comme l’aurait fait ses camarades de classe. De toute façon, elle ne parle pas à ses abrutis. Elle ne leur parlera dès a présent plus jamais … Et voila pourquoi elle est si peu bavarde, elle ne parlait jamais au monde extérieur.
    Le ton qu’il avait employé … La même douceur touchait la voix de son frère quand il la réconfortait. Et franchement, ce jeune homme, dont elle ne connaissait encore rien, avait réussit à la rassurer en seulement une phrase. Et pourtant, elle se l’avait promis, méfiance envers quiconque. Surtout … Surtout dans le monde des humains. Mais autant de « ressemblance », c’était rare, très rare à croiser. Et elle n’allait sûrement pas le rejeter pour une absurde histoire, qui en plus sort de son passé, et non de ce monde. Sûrement ici, ils ne sont pas comme là-bas.
    Les paroles sur le coucher de soleil, furent immédiatement suivit par celles de son interlocuteur. Oui, il avait tout bon sur toute la ligne. Un lieu d’évasion, sous un magnifique coucher de soleil, Oui c’est beau. Et oui, elle ressentait la même chose. Comment dire cela ? Non, décidément, aucun mot ne pouvait décrire les émotions qu’elle ressentait en se perdant dans cette palette aux milles couleurs. Même pas émerveillement.

    Il se présenta. Kyo … Ce fameux nom, elle la toujours adoré. Par la sonorité ? La signification ? Ou autre ? Impossible à expliquer. Rain a toujours eu une affection pour ce nom, certes qui sort de l’ordinaire et donné a beaucoup de personne, mais les classiques rattrapent toujours non ? Cette fois-ci, Kyo semblait plus confiant, plus … curieux ? Qu’a cela ne tienne ! Ça tombe très bien justement.
    Elle n’eut pas le temps de placer un « Ravie de te connaître » ou « Enchantée » ou même « Merci du compliment », une forme de politesse que sa mère lui avait appris. Qu’il enchaîna. Non, Rain, ce n’était pas Japonais. Pas du tout. D’ailleurs, elle s’est toujours posée la question. Pourquoi ses parents avaient l’esprit assez fou pour lui donner ce nom ? Certes, de son vrai nom de famille japonais Shiraishi, sa équilibre les choses, mais il y a de quoi se poser des questions quand même, pas vrai ? Rain Shiraishi, voila comment elle s’appelait vraiment. Née d’un père américain, et d’une mère au sang purement asiatique. Au moins, il y avait très peu de chance de tomber sur quelqu’un ayant un nom similaire.
    Elle allait répondre, mais s’arrêta net. Plus sérieusement, elle ne pouvait pas répondre si il la fixait comme ça. Surtout avec ses yeux. Elle ne le sentit pas tout de suite, mais une teinte rosée vint prendre place sur ses joues, qui jusque la n’avait connu que la blancheur de sa peau. Si il voulait la faire rougir, et bien c’était gagné, il avait réussit. Que pouvait-elle répondre a cela ? Elle n’était visiblement pas douée, mais pour se ressaisir, Rain était la meilleure. La jeune femme secoua frénétiquement la tête, histoire de remettre ses idées en place. Et puis, de nouvelles paroles vinrent titiller ses oreilles. Paris ? La ville qui héberge cette fameuse Tour Eiffel ? Rain en a très souvent entendu parler. D’un côté d’idiots d’élèves de sa classe qui se vantaient d’y être déjà allé, de l’autre des bouquins qu’elle apercevait rapidement aux librairies et tout le bazar. Et si elle devait visiter un pays, ce serait bien la France. Pourquoi ? Allez savoir. Il est cependant revenu au Japon ... La où sa mère a vécue. Lui aussi est resté vivre avec sa mère, et seulement sa mère a une époque ? ... Non, pas de conclusion hâtives.
    Ça y est, le coucher de soleil fermait peu à peu ses rideaux. La nuit allait prendre la place, ayant comme invité la pluie. Et en levant la tête, ses dires s’avéraient justes. Une pluie s’annonçait, les nuages prenaient déjà places, eux aussi. Et ce vent, pour une dernière fois les salua en faisant voleter dans un mouvement magnifique les cheveux des deux protagonistes. Rain se mit a observer le geste que Kyo eut a ce moment la. Démêler ses cheveux, quelques secondes mais le geste était présent. Étrangement, parfois elle avait ce réflexe, elle aussi. Elle n’aimait pas trop sentir ses cheveux s’emmêler entre eux, et bien qu’ils soient lisses et que cette chose est rare, elle n’aime pas quand même.
    C’est de cette voix qui plaisait tant à la jeune femme, car rassurante est-elle, que Kyo entama une dernière phrase.
    Comment ne pas répondre lorsqu’on vous aborde ainsi ? Difficile, difficile … Et cette fameuse lettre, dont il vient juste de parler. Cette fameuse lettre … Rain capta enfin. Ah, cette lettre. Celle qu’on lui avait envoyée le lendemain de la découverte de son pouvoir. Oui, oui, elle la bien reçue comme convenu. Devait-elle en conclure que lui aussi, il la eu ? Logiquement, puisqu’il en parle aussi spontanément, en plus d’inclure un « Toi aussi », cela veut sans nul doute dire qu’il l’a reçu aussi. La logique du monde.
    Rain était plus détendue maintenant. Oui, beaucoup plus. Certainement est-ce du a la présence de Kyo, aucun idée. Mais tous leurs points communs ne jouent pas un rôle secondaire dedans, c’était une chose certaine. Bon, remettons tout cela en ordre. Tout d’abord, elle se mit à parler de cette lettre.
    La jeune femme acquiesça d’un signe de la tête. Elle abordait maintenant un ton tout aussi doux et mettant dans la confiance, que le ton qu’il avait récemment employé :

    « Oui, cette lettre qui parle du Pensionnat, je l’ai bien reçu. Ou disons que c’est mon frère qui l’a réceptionnée. Je pensais au début que c’était une stupide blague. »

    Oui, une stupide et idiote blague faite par des gamins tout aussi stupides et idiots. Si on vous envoie une lettre pareille, au premier abord vous n’y croirez pas hein ? Voila que c’était a elle de parler dans le ton un peu vieillot. Par contre, contrairement a lui, elle ne s’en rendait pas compte immédiatement. Les paroles sortent comme ça, c’est une manie, elle ne pouvait pas s’expliquer plus joyeusement entre parenthèses. Non, non, impossible. Mais paraître plus gentille et douce, ça elle le savait très bien.
    Revenons a cette fameuse lettre. Rain avait pensé enchaîner directement sur un « C’est quoi ton pouvoir ? » ou quelque chose dans le genre. Mais après mure réflexion, c’est impoli, surtout venant de la part d’une jeune fille. Et puis, c’est une question qui pouvait nettement mette mal a l’aise, et la première rencontre qu’elle fait dans ce pensionnat, et qui en plus elle semble apprécier, pour le très peu de chose qu’elle sait de lui elle ne voulait pas le brusquer. Cela ne sert a rien de courir, il faut partir a point, tout le monde connaît ? Je prends cela pour un oui. Bon bref, cette lettre, ces pouvoirs … Tout a de quoi déstabiliser le plus stable. Et je dis ça en connaissance de cause. Et malgré tout, elle avait décidé de se rendre dans cet établissement qui dépassait l’inimaginable, juste pour ne plus les voir, seulement pour ne plus voir ce monde si hypocrite et doué dans la création de toute sorte de mensonge. Enfin, tout ce qu’il voulait savoir pour le moment, c’était si elle avait reçue cette lettre, elle lui a répondu. C’était une chose de faite. Son esprit fit le ménage. Quel sujet avait-il abordé déjà … Le nom, mais si bien sur le nom ! Il s’était présenté en complimentant le sien. Puis il enchaîna sur son origine, et ayant légèrement déstabilisée la petite Rain,elle ne put répondre sur le coup. Bon, il était temps de répondre a tout alors. D’abord, refléter ses pensées dans ses paroles. Oui, quand Rain a quelque chose à dire, elle le dit. En espérant que cela ne pose pas de problème. Mais pour cette fois, cela ne devrait normalement pas l’offenser. Non, impossible.
    Elle esquissa un petit sourire qui se voulait plus visible que le précédent, et adopta un petit signe de la tête, comme un signe positif. Une manie chez elle pour remercier.

    « Merci pour le compliment … Moi je le trouve très beau bien que courant ton nom, Kyo. »

    Elle avait finit en prononçant son nom. Rain ne mentait pas, comme dit auparavant, elle trouvait ce prénom vraiment beau. Vraiment beau, comme la personne qui se tenait debout devant elle ? … Inavouable. Franchement inavouable, elle avait honte de penser cela. Elle avait honte et était étonnée, étonnée d’une telle pensée. Pensée qui réussit à lui faire lever les yeux sur le ciel, bleu sombre qu’il est a présent, adoptant une expression de gêne. Gênée en elle-même, gênée de penser ainsi. En espérant qu’il ne lisait pas dans les pensées, ce serait la totale. Mais un petit incident tel que ça, n’allait pas réussir à la déstabiliser plus longtemps. Rain secoua la tête, chassant les quelques idées qui voulaient se fondre dans la masse, et plongea son regard dans celui de son interlocuteur, un regard bleu qui pouvait ne pas la laisser indifférente. Auparavant, elle avait abordé une voix douce mêlée à une pointe enfantine, juste pour faire comprendre qu’elle disait la vérité, que aucun de ses mots n’étaient mensonges. Et c’est adoptant le même timbre et style de voix, qu’elle enchaîna sur le reste, c'est-à-dire son origine. Elle haussa les épaules.

    « Non, ce n’est pas Japonais. C’est un nom plutôt étrange à porter même. »

    En vérité, Rain s’attendait à ce qu’il fasse une remarque plus désagréable à entendre sur son nom. Pourquoi ? Rain en anglais veut dire « Pluie ». Pluie … Ce qui allait tomber dans quelques minutes. Pour elle non plus, son nom ne reflétait pas son origine, japonaise. Américaine ? Très rare voir jamais elle n’a vu de personne américaine s’appeler ainsi. Faut-il donc penser que son nom sort de l’esprit fou et déplacé de ses parents ? Qui des deux la appeler ainsi ? Des questions stupides, elle ferait mieux de se concentrer sur Kyo pour le moment. Rain ne remarqua pas qu’elle avait laissé un laps de temps court mais silencieux s’écouler après sa parole. Pendant ce temps, la petite brunette regardait ailleurs, évasive. Un calme aussi plat avait-il gêné son partenaire ? Parce que depuis le début, les silences semblaient trouver leur place. Rain brisa ce silence, avec sa voix maintenant claire et douce.

    « Je suis née à Yokohama au Japon. Mon nom n’a rien à voir avec mon origine aussi, enfin on va dire ça. »

    On va dire ça. Oui, on va dire ça Rain. Maintenant, enfin maintenant, elle avait confiance. En lui, oui, mais aussi cette confiance la détendait en elle-même. La méfiance s’estompait certes, mais n’allait pas disparaître aussi vite. A présent, elle les avait, selon elle, mit à un point d’égalité. Ou presque pas. A elle de poser les questions. Lesquelles ? Hm … Comment choisir avec toutes ses questions qui se bousculaient dans sa tête ? Elle avait dérivé de sujet en sujet, un tic qui n’allait pas se soigner vite. La lettre ? … La lettre. Elle mentionnait UNE chose importante. Ceux qui étaient dans ce Pensionnat, possédaient quelque chose qui les différenciait de ce monde humain. Un pouvoir. D’accord, elle s’était dite qu’elle n’allait pas déballer sa question aussi brusquement, mais la curiosité prenait de plus en plus de place dans sa tête. Rain baissa la tête comme une enfant, fixant le sol et mettant ses mains derrière le dos, les doigts s’emmêlant entre eux. Cette attitude, elle l’utilisait lorsqu’elle savait que le sujet pouvait être tabou, mais comme enfant qui voulait se faire excuser, elle ne perdit pas de temps pour lever les yeux sur Kyo :

    « Dis moi … Je peux savoir c’est quoi ? Je veux dire ton pouvoir … »

    Elle ne voulait sincèrement pas qu’il prenne mal cette question. Elle s’en voudrait, O.K, mais il fallait dire que sa question était posée à cause de cette curiosité. Elle se tapa intérieurement la tête en y pensant. Non, non, par moment elle devrait apprendre à se taire. Mais ce qui est fait, est fait. Elle ne lui laissait pas le temps de répondre, que notre petite poupée de porcelaine ambulante enchaîna vite fait par une phrase pensée a la va-vite :

    « Je sais que c’est déplacé de demander ça tout à coup … ! Excuse moi d’abord. »

    Rain a le don de penser qu’elle peut porter toute une faute sur elle. C’est dans sa nature. Ou plutôt, on lui a donné cette nature. La mort de sa mère, le retour de son frère pour s’occuper d’elle, son existence même … On a tout rejeté sur elle. Et a force d’assimiler des mots, on finit par les faire rentrer dans notre vie. Et sa peut vous détruire un bon moment. Rain savait qu’elle ne pouvait pas faire grand-chose pour remédier à cette situation. Mais pour se faire pardonner envers sa mère, enlever l’épine qu’elle est du pied de son frère, ou même faire oublier son existence, venir ici, était vu sous cet angle, une occasion qui se présentait.
    La petite se calma un peu, respirant un bon coup. Si sa continuait, il allait la prendre pour une folle. Que pense-t-il maintenant ? Rain le fixa dans un air interloqué. Bon, déjà un visage pareil elle pourrait le fixer pendant longtemps. On est d’accord. Mais le personnage en lui-même lui plaisait. Je parle de cette façon d’aborder, de gêne, puis de prendre un air identique a celui de Yuki. Elle pensait bien qu’elle s’entendrait avec lui, mais à quel point … Pourra-t-elle se confier dans peu de temps a lui ? Les chances sont loin d’être minces.
    Une goutte. Elle venait de s’écouler sur le long de la joue de Rain. Celle-ci cligna des yeux, et leva la tête. La pluie ? Oui, c’est bien cela. Auparavant, les grillons prévenaient de leurs présences dans les alentours. Des grillons, elle en a toujours entendu seulement dans la campagne. Par contre, la pluie, où qu’elle aille elle la voit. Rain, dont le nom va très bien avec le temps qu’il faisait a présent, amena ses bras a son ventre, et les serra contre elle. Ce n’était pas une averse très intense, mais sa restait une pluie. Une pluie qui ne manquait pas nos deux protagonistes. Rain sentait ses cheveux se raidir, ses mèches lui collant au visage, quelques gouttelettes venaient à troubler sa vue. La nuit était sombre, mais plus aussi calme. La jeune femme à la chevelure brune baissa la tête, souriant encore un peu a Kyo. Trois sourire en une soirée, elle avait réussit a se faire une surprise. La jeune femme plaça une dernière, toute dernière phrase, dont l'importance était basse, mais c'était seulement pour le plaisir, le plaisir de pouvoir parler normalement a quelqu'un en dehors de sa famille.

    « Je ne sais pas toi, mais je pense rentrer me réfugier a l'intérieur dans pas longtemps. »

    Un ton doux, poli, mignon, essayant d'être a la hauteur de ses pensées. Un ton qu'elle voulait lui rendre, car lui, il était vraiment ... Magnifique avec elle ? Si elle devait parler du comportement, c'était exactement ce qu'elle pensait de ce jeune homme qu'elle trouvait vraiment différent des autres garçons qu'elle a pu croiser dans sa vie. Sans s'en rendre compte, son intérêt pour lui grandissait de minute en minute. Ses paroles ? Quelle ironie. Rain espérait vraiment qu'il veuille rentrer lui aussi, elle voulait absolument le connaitre plus que ca, elle pensait tellement qu'il était quelqu'un de bien. Quelqu'un qui saura peut-être la comprendre ? Ou tout simplement quelqu'un a qui elle pouvait tout lâcher. Mais patience.
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Just Wait ... And Wait. [ PV : Kyo Raizuki ]

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